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david le rouche
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Message par david le rouche le Lun 23 Mai - 17:45


L’album photos d’Axel Witsel

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Chaque jour jusqu’au 13 juin, nous vous proposons de découvrir un Diable sous un nouveau regard. Aujourd’hui, Axel Witsel commente pour nous les clichés retraçant quelques moments forts de sa carrière : "Que les Diables ont changé depuis mes débuts…".


21/7/2006 - "À mes débuts, j’ai repensé à mon rêve d’enfant: jouer à Sclessin"


"Ça commence à remonter ! C’était au temps de mes premiers pas en tant que professionnel. Ma première entrée au jeu, c’était contre le Brussels à la maison, pour trois minutes. Je n’avais que 16 ans. C’était forcément très spécial pour moi. À l’âge de dix ans, sur la route de l’entraînement, j’avais dit à mon père en passant près de Sclessin : ‘ Je veux jouer là quand je serai plus grand.’  Il m’a répondu :  ‘Alors tu devras beaucoup travailler !’  Quand j’ai fait mes débuts en équipe A, ce souvenir-là m’est revenu en tête. Les supporters avaient crié mon nom quand je suis entré. C’était un sentiment très fort. Était-ce difficile d’être catalogué comme grand talent ? Ça dépend de ton éducation. Et comme j’étais bien entouré, j’ai su garder les pieds sur terre et faire mon chemin."



2/8/2007 - "Il y a le talent et le travail, mais c’est aussi une question de chance"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


"Oh la la! Yanis Papassarantis et Marouane ! Lui et moi, on avait beaucoup moins de cheveux ! Je n’ai plus de nouvelles de Yanis mais je sais qu’il joue aujourd’hui dans les divisions inférieures. C’est vraiment un bon gars. Yanis avait aussi énormément de talent. Il avait un pied gauche extraordinaire. Après, c’est une question de chance. Lui, il ne l’a pas vraiment reçue, il n’a pas eu l’occasion de montrer ce qu’il valait. Même si j’ai beaucoup travaillé pour en arriver où j’en suis, je suis aussi conscient de la chance que j’ai eue à mes débuts."



26/3/2008 - "Ma première sélection, sans stress"


"Je m’en souviens très bien : c’était mon premier match avec les Diables… et aussi mon premier but. Au final, on a perdu 1-4. Le sélectionneur de l’époque était Vandereycken. J’avais été un peu surpris d’être appelé, car je n’avais que 19 ans. Les jours avant la rencontre, je n’étais pas stressé. J’étais juste très impatient d’y être et de porter le maillot dans le pays. Quand je vois que je joue avec les Diables depuis déjà plus de huit ans, je me dis que le temps passe très vite. Et j’ai connu une évolution énorme du niveau de l’équipe : entre 2008 et maintenant, ça a changé du tout au tout…"



20/4/2008 - "Un des meilleurs entraîneurs et la folie du titre"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


"Michel Preud’homme a été important pour cette belle génération du Standard et il l’a particulièrement été pour moi. Il m’a lancé dans le grand bain des  pros  puis il m’a donné l’opportunité d’être titulaire. Je dois beaucoup à Michel et il est clairement l’un des meilleurs entraîneurs que j’ai eus, à tous points de vue. En plus, notre travail ensemble s’est achevé par ce titre de champion, que toute une ville attendait depuis 25 ans. C’était de la folie. C’est même difficile de trouver les mots pour décrire le sentiment que ça nous a procuré. Pour aller du stade jusqu’à la place Saint-Lambert, nous avions mis deux heures. C’était juste incroyable."



22/1/2009 - "C’est arrivé tôt, j’aurais pu le gagner en 2011"


"Le souvenir que je garde de ce  Soulier d’Or , c’est que j’en étais quand même fier. Soyons clairs : je préfère mille fois remporter un titre de champion. Car cela procure plus d’émotions, qu’on partage avec ses collègues. Mais quand on est désigné comme meilleur joueur du championnat, il est évident que ça fait quelque chose. Ce Soulier d’Or , je l’ai gagné assez tôt dans ma carrière et cela avait été très serré avec Jovanovic  (NdlR : seulement quatre points d’écart) . En fait, j’aurais aussi pu le gagner plus tard, en 2011, car j’avais connu une très bonne période de janvier en mai, quand nous avions presque été champions et que nous avions remporté la Coupe  (NdlR : mais c’est Suarez qui s’était imposé, devant Witsel) ."



14/5/2011 - "Le sourire de Dominique dit tout"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


"Quand on a gagné la Coupe de Belgique cette saison-là, c’était aussi pour Dominique. Regardez la photo : elle suffit pour deviner qu’on avait une relation particulière avec lui. Il était fort proche des joueurs. Mais ce que je retiendrai de cette photo, c’est le sourire de Dominique. Ça dit tout… Il avait une vraie joie de vivre, il souriait tout le temps. Je regrette qu’il n’ait pas eu, dans le milieu du football belge, la reconnaissance qu’il méritait. Il a tout donné pour le Standard et doit inspirer le plus grand respect. Un exemple à suivre pour tout le monde…"



9/11/2011 - "Ma technique au-dessus de la moyenne, je la dois à mon père"


"Mon père m’a appris les bases du football. Quand j’étais petit, il jouait en D1 de  futsal  et j’allais tout le temps assister à ses matches. J’ai fait cela pendant onze ou douze ans. Donc si j’ai aujourd’hui une technique au-dessus de la moyenne, c’est à lui que je le dois. Pendant la majeure partie de ma formation, mon père n’a pas été tendre avec moi. Il a même parfois été dur. Mais c’était pour mon bien. Il m’a montré ce qu’était une bonne hygiène de ma vie. Et après mes matches, nous faisions un long débriefing… Les retours à la maison n’étaient pas tous les jours faciles !  (rires)  Aujourd’hui, je dois le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi."



1/7/2014 - "Aide-nous à marquer, s’il te plaît…"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


"Ah, ce fameux match contre les États-Unis… Je ne dirais pas que j’étais désespéré, mais le ballon ne semblait vraiment pas vouloir aller au fond ! Je regarde le ciel, je joins les mains et je demande :  Aide-nous, s’il te plaît. Fais en sorte qu’on marque. Allez, il faut que ça rentre !  Dans ce match très intense, Howard avait réalisé une prestation exceptionnelle. Sans cela, on aurait gagné cette partie très facilement… Je sais que ce match a été très stressant à suivre pour nos supporters. Nous n’avons pas connu ce stress, nous n’avons jamais rien lâché. Mais nous connaissons le foot : quand tu rates beaucoup, tu risques de te faire punir en fin de match. La prière n’a pas fonctionné face à l’Argentine au tour suivant. Ce sera peut-être pour l’ Euro …"



26/8/2014 - "Hulk, c’est comme mon frère"


" J’ai une relation spéciale avec Hulk et nous passons beaucoup de temps ensemble, même en dehors du football. Il est comme mon frère. Parmi les équipiers que j’ai côtoyés pendant ma carrière, il est certainement l’un des plus forts. Il a une puissance phénoménale et un pied gauche d’exception. Mais en plus d’être costaud, il a aussi un excellent niveau technique. Bref, il est vraiment très complet. S’entraîner contre lui, ce n’est pas tous les jours facile ! Avoir un joueur d’une telle aura, c’est important pour une équipe. Partout où il va, il est harcelé. On lui demande des photos et des autographes. Mais il reste assez simple."



15/6/2015 - "Wilmots est très proche des joueurs"[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


"C’est vrai, j’ai une relation spéciale avec Marc Wilmots. Mais il est très proche de tous les joueurs et il parle beaucoup, avec tout le monde. Il a été super-important pour amener l’équipe nationale à son niveau actuel. Il a recréé une véritable osmose. Nous lui devons beaucoup."

(Source DH)



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Lambo
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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par Lambo le Lun 23 Mai - 18:01

Merci david pour cet article
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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par Grillo le Lun 23 Mai - 18:54

Witsel, je trouve que c'est l'un de cette génération dorée qui a le mien progressé depuis toutes ces années. Son passage à Benfica était intelligent. Par contre, le choix de l'argent plutôt que sa carrière, en partant en Russie, ça a flingué tout son potentiel. Je pense que si il avait fait un autre choix il ferait partie des meilleurs milieux terrains en Europe à l'heure actuel... 

A 27 ans, il est grand temps qu'il passe un cap et rejoigne un top club dans un top championnat.
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david le rouche
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Message par david le rouche le Mar 24 Mai - 16:59

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Aujourd’hui, Dedryck Boyata se découvre au fil des journées qui ont marqué sa carrière de joueur et sa vie d’homme…
De Bruxelles à Glasgow, Dedryck Boyata a parcouru un joli petit bout de chemin où certaines journées ont plus compté que d’autres.

Le jour où vous avez rejoint votre premier club…
"Le FC Saint-Josse à Evere. C’était juste à côté de mon école et pas trop loin de la maison. C’était un moment assez cool dans ma vie. Je ne jouais au foot qu’à l’école et j’avais l’opportunité de jouer dans un club. J’ai commencé assez tard, vers 12 ans; je ne sais plus pourquoi."

Le jour où vous avez vibré pour la première devant un match…
"Avant la Coupe du Monde 1998, je ne me souviens pas avoir vu beaucoup de match. J’avais 8 ans. J’étais super déçu que le Brésil ait perdu en finale. Je me souviens aussi des deux buts de Thuram contre la Croatie et aussi de celui de Michael Owen contre l’Argentine. J’avais son poster dans ma chambre."

Le jour où vous avez disputé la Milk Cup en 2007 quand Manchester City vous a repéré…
"C’était fabuleux ce jour-là. Magnifique. On est arrivé avec notre groupe d’amis qui formait l’équipe du Brussels. Il y avait une parade, une présentation d’équipe. On est arrivé jusqu’en demi-finale où on perd aux tirs au but contre Fluminense, j’avais marqué le deuxième penalty. Ils ont gagné le tournoi contre United , nous, on a terminé 3e. J’avais 16 ans. C’était comme les grands, dans un vrai stade. C’était top ."

Le jour où vous êtes parti faire cet essai à Manchester City…
"Un jour spécial. Je me rappelle avoir reçu l’appel de cette personne qui avait été envoyée par le club de Manchester City. Directement, je lui ai dit que je ne voulais pas y aller. Qu’est-ce qu’on allait faire là-bas avec Andrea ? On ne savait même pas parler anglais. Il nous a rappelés; mon père a intercepté le téléphone. Il m’a engueulé, c’était incompréhensible pour lui. Vu qu’on insistait sur le fait qu’on ne voulait pas partir, il m’a mis dans la voiture, on est parti chez Andrea (Mutombo) , il a convaincu sa maman, il a mis Andrea dans la voiture, on est rentré à la maison, on a dormi ensemble et il nous a mis dans l’avion le lendemain."

Le jour où vous êtes arrivés dans votre famille d’accueil à Manchester…
"C’était difficile. Il y avait trois autres joueurs avec moi : Vladimir Weiss qui va jouer l’ Euro , Omar Elabdellaoui, un Norvégien qui joue à l’Olympiacos, et Filip Mentel qui a joué un peu pour City en première. Et deux gros rottweillers dans la cuisine. La communication était difficile, j’avais juste l’anglais de l’école. Cela s’est amélioré ensuite. On est toujours en contact. J’ai acheté une maison pas loin de chez eux et quand je n’y étais pas, ils relevaient le courrier."

Le jour où vous avez rencontré votre femme Manon…
(Rires) "On était jeune. Elle avait 13 ans, j’en avais 15. c’était l’époque où on allait à l’école, on avait des amis communs. L’amitié a commencé comme cela. Elle m’a vite rejoint en Angleterre, c’est aussi une vie de sacrifice pour elle. Les gens pensent uniquement aux avantages des femmes de footballeurs, mais il y a aussi des désavantages et il faut beaucoup de courage car le nombre de fois où elle se retrouve toute seule… C’est difficile aussi en sachant qu’on bouge aussi de gauche à droite pour s’installer. Et nous supporter aussi car je suis passé par des moments où c’était très difficile mentalement. Quand tu rentres à la maison, c’est bien d’avoir quelqu’un qui te fait penser à autre chose. Elle m’apporte de la stabilité et m’aide beaucoup."
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Le jour où Roberto Mancini vous a lancé...
"Cela a toujours été un coach particulier pour moi. Je devais rentrer normalement pour 2 ou 3 semaines de congés de Noël à Bruxelles en décembre 2009. Le coach est entré dans le vestiaire de la réserve en disant que quelques joueurs devaient rester car il y avait des blessés et il fallait faire le nombre à l’entraînement. Il s’est avéré que le week-end d’après, il m’a lancé en Cup contre Middlesborough. J’étais assez nerveux mais j’étais bien soutenu. Je dois encore avoir ce premier maillot. Cela s’est bien passé et cela s’est enchaîné derrière."

Le jour où vous avez le plus souffert sur le terrain face à un attaquant…
"Il y en a eu deux. La première fois, c’était avec City à Hull contre Altidore. Kolo Touré était à ma gauche et m’avait dit de ne pas essayer de me battre avec lui car il était costaud. Mais j’aime aller au duel. Mais lui, c’était quelque chose d’autre, je n’arrivais pas à le bouger, il utilisait bien son corps. En plus, il allait vite… Ce gars-là allait me tuer. La deuxième fois, c’était avec Bolton contre Tottenham avec Jermaine Defoe. Il court dans tous les sens et, surtout, reste dans l’angle où tu ne le vois pas."

Le jour où vous avez pris le plus de plaisir sur un terrain…
"Avec City contre Chelsea à la maison, la première fois où je joue arrière droit. Le coach ne me parle pas. La veille, il était minuit, je me suis dit que comme je n’allais pas jouer, je pouvais encore regarder des vidéos. Je me réveille pour la théorie, le coach écrit ‘ Bo’ et je me dis que cela ne peut pas être moi. Il me met arrière droit. Ce jour-là, je vois l’équipe en face avec Anelka, Drogba et Malouda. Je me dis ‘merde’. Je n’avais pas bien dormi et au final, j’ai gagné tous mes duels. On a gagné 1-0. C’était une fierté car je suis un grand fan d’Anelka aussi."

Le jour où vous avez compris que vous deviez quitter Manchester City…
"Le coach m’avait dit qu’il allait me donner ma chance en Coupe, je joue tous les matches de Carling Cup mais en finale, je me retrouve en tribune la saison dernière pour la finale… J’étais super déçu, je n’ai même pas eu de médaille."

Le jour où vous avez découvert la ferveur du Celtic Glasgow…
"Il n’y a pas eu de jour en particulier. Quand tout va bien, tout le monde est derrière toi. Mais quand tu as un peu de mal, surtout en Coupe d’Europe, tu vois que les attentes sont très hautes. C’est là que tu vois que c’est un très grand club. La semaine des Rangers, c’était fou…"
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Le jour où vous êtes parti en vacances avec Christian Benteke…
"Un bon moment. J’ai découvert que Christian n’était pas forcément fan des grands 8. C’est tout ce j’ai à dire." (rires)


Le jour où on arrêtera de vous parler de votre première sélection contre l’Autriche…
"C’est ridicule en soit. C’est la vie, je répondrai toujours à cette question. Cela fait plus de 5 ans. Peut-être aujourd’hui, qui sait."

Le jour où la Belgique gagnera l’ Euro …
"C’est envisageable, bien sûr. Tout le monde connaît le potentiel de cette équipe, tout le monde en parle, partout où tu vas. C’est fou de voir l’importance que revêt cette équipe. Le fait d’avoir ce statut dans un tournoi de cette importance est une bonne chose, mais il faut aussi l’assumer. L’Espagne, l’Allemagne le font. J’espère qu’on pourra le faire, on a tout pour nous."
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Message par Lambo le Mar 24 Mai - 19:49

L'imposture Boyata .... Bon, avec un peu de chance, il ne jouera peut-être pas !!
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Message par Loupnoir le Mar 24 Mai - 20:36


En parlant d'imposture....zut,je vais gêner le lobbying pour ----
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Message par Lambo le Mar 24 Mai - 21:09

Loupnoir a écrit:
En parlant d'imposture....zut,je vais gêner le lobbying  pour ----  
Oui, tu auras tout le loisir de t'exprimer lorsque david mettra cette news !!


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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par Loupnoir le Mar 24 Mai - 21:16

Lambo a écrit:
Loupnoir a écrit:
En parlant d'imposture....zut,je vais gêner le lobbying  pour ----  
Oui, tu auras tout le loisir de t'exprimer lorsque david mettra cette news !!



Euuuuuh je n'ai pas l'habitude d"attendre quoique ce soit pour l'ouvrir

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Message par Grillo le Mar 24 Mai - 21:57

D'accord pour dire que Boyata n'a pas sa place dans cette équipe à l'heure actuel. Mais quand j'entend les clown de La Tribune dire que la MLS est plus forte que notre JPL... Certes il y a de beau noms, mais ça joue tellement lentement, même Mouscron propose un rythme plus élevé que certaines équipes de la MLS. A croire qu'ils jouent tous avec un déambulateur...
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Message par Loupnoir le Mar 24 Mai - 22:07

Grillo a écrit:D'accord pour dire que Boyata n'a pas sa place dans cette équipe à l'heure actuel. Mais quand j'entend les clown de La Tribune dire que la MLS est plus forte que notre JPL... Certes il y a de beau noms, mais ça joue tellement lentement, même Mouscron propose un rythme plus élevé que certaines équipes de la MLS. A croire qu'ils jouent tous avec un déambulateur...

Peine perdue face au lobbying Grillo , il n'est là que par défaut...
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Message par david le rouche le Jeu 26 Mai - 18:11

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Quand vous voulez retracer le parcours de Divock Origi, contacter Fernando Da Cruz est une étape incontournable. L’ex-coach du RMP était scout pour le Losc lorsque le club français l’a recruté à Genk (en 2010), avant de devenir son premier entraîneur en U19, dès la saison suivante.
“Mon premier contact avec lui remonte à ses 14 ans, quand j’ai commencé à l’observer à Genk. C’était un joueur très élégant, doté d’une technique largement au-dessus de la moyenne et qui faisait des différences sur le plan individuel. Aujourd’hui encore, c’est le joueur le plus fort que j’ai scouté” , dévoile tout de go ce passionné, aujourd’hui à nouveau recruteur pour le Losc.

Pour le compter dans ses rangs, le club a d’abord dû le convaincre de passer par son centre de formation, à Luchin, plutôt que de fuir directement vers un grand club : “Des clubs du big four anglais le suivaient de près.” Mais voilà, à 15 ans, Origi était non seulement un joueur très prometteur mais aussi un bon élève. Le voir poursuivre un cursus scolaire sérieux était donc important aux yeux de son entourage. Et c’est tout naturellement que ce natif d’Anvers a appris le français très rapidement, une fois qu’il a posé ses valises à Luchin.

Nolan Mbemba, lui aussi né en 1995, est arrivé à Lille en même temps que Divock Origi. Il se souvient : “J’ai essayé de l’aider un peu car il ne comprenait pas le français durant les premières semaines, c’est un peu comme ça qu’on est devenu amis.” Et d’ajouter : “Dès les U19 , on sentait qu’il était costaud, qu’il avait de grandes qualités athlétiques et qu’il était très à l’aise techniquement malgré sa grande taille, ce qui est rare. On savait tous que son parcours était déjà tracé. Il fallait juste qu’il soit sérieux et qu’il ne fasse pas le con.” (sic)



Pressé mais raisonnable
En plus d’un programme chargé à Luchin, l’ancien Genkois devait composer avec la frustration de ne pas pouvoir jouer de matches. Il a en effet dû attendre ses 16 ans pour valider son transfert international et entrer en ligne de compte pour les compétitions de jeunes.

C’est donc lors de sa deuxième saison au Losc qu’il joue ses premiers matches en U19 sous Fernando Da Cruz. “Les choses étaient claires : il devait faire ce qu’il fallait pour franchir rapidement cette étape”, détaille son coach de l’époque. “Il a bien compris le message car Divock est quelqu’un de très intelligent et a mis toutes les chances de son côté… sans non plus vouloir brûler les étapes. Son projet de carrière était bien ficelé dès le départ, en accord avec son entourage.”
Dès la saison suivante, le Belge se retrouvait en CFA (la 4e division française), dans l’équipe réserves chapeautée par Rachid Chihab. Celui qui est aussi passé par le poste de T1 au RMP se souvient : “C’est vraiment quelqu’un qui peut évoluer sur tous les fronts de l’attaque mais dans un premier temps, il jouait sur le flanc. Cela permettait d’enrichir sa culture tactique, de l’obliger à faire des efforts et contre-efforts dans un couloir. Il était important dans ce processus de post-formation d’agrandir son registre. Les grands points de travail avec lui étaient les reconversions défensives, le pressing, les transitions… tout en augmentant son volume de jeu et en forgeant son mental.”


Forger un mental, Rachid Chihab sait le faire. L’homme est souvent désigné comme étant celui qui sort les jeunes joueurs de leur confort pour les préparer aux exigences du haut niveau. Anice Badri, grand artisan du maintien du RMP cette saison, était en CFA lilloise en même temps qu’Origi : “C’est important d’avoir un coach comme lui, pour nous apprendre le sérieux et la rigueur. Je pense qu’il a pu influencer la carrière de Divock encore plus que la mienne car moi, je n’ai joué sous ses ordres qu’à 20 ans, mais Divock était plus jeune. Personnellement, j’ai beaucoup progressé avec Rachid Chihab et je le ressens encore aujourd’hui, sans l’ombre d’un doute.”


Un planning respecté
Les circonstances ont ensuite fait que Divock a été très vite appelé chez les pros, dès le mois de février 2013, alors qu’il n’en était qu’à sa première saison en CFA. Rachid Chihab s’en souvient : “Le tapis rouge ne lui était pas pour autant déroulé, il devait encore provoquer les choses et se faire une place. Il a eu le mérite de bien monter au jeu et de marquer pour sa première (NdlR : contre Troyes) donc ça l’a aidé, mais il faut alors se méfier que le joueur ne croie pas trop vite qu’il a réussi, la confirmation est importante.”


L’étape suivante était donc de “se faire une place dans la durée chez les pros et y bousculer la hiérarchie”, analyse celui qui est aussi le responsable du centre de formation lillois. Ces dernières étapes du plan de (la jeune) carrière de Divock étaient franchies lors de la saison 2013-2014, respectant à la lettre le planning qui avait été établi lors de son arrivée, trois ans plus tôt.

Une saison 2013-2014 qui allait se terminer par un quart de finale au Mondial…


“Il n’a pas eu de traitement de faveur”


Ses journées à Luchin étaient bien remplies.
Le centre de formation du Losc est un modèle du genre et contient tout ce dont les jeunes ont besoin pour s’y épanouir en y vivant 24 heures sur 24. Nolan Mbemba se souvient des journées qu’il partageait avec Divock, à 15 ans : “On se levait vers 8 h pour aller en cours à 8 h 30. On avait notre premier entraînement à 10 h, puis on rentrait manger, on se reposait un peu et on reprenait les cours l’après-midi. De 16 à 18 h, nous avions un deuxième entraînement. À 22 h, nous devions rentrer dans les chambres pour aller dormir. Notre seul temps libre, c’était les mercredis et parfois les samedis quand on n’avait pas de match.”


À ce programme, Divock ajoutait une série de cours particuliers de français, une langue qu’il a finalement maîtrisée en quelques mois à peine.

De manière générale, et bien qu’il ait vite été considéré comme un joyau, Divock n’a pas reçu de traitement particulier. “Il n’a jamais été mis en avant au centre de formation ni dans les équipes de jeunes. On lui a fait traverser des épreuves difficiles comme à tous les joueurs et il a été fort mentalement pour les franchir. Et ce n’est pas parce que c’est mon ami que je le dis”, témoigne Nolan Mbemba.

Anice Badri confirme : “En CFA, Rachid Chihab mettait tout le monde sur un pied d’égalité et imposait rigueur et travail à tous ses joueurs de la même manière.”


Dans l’ensemble, il ne reste que des bons souvenirs de l’époque passée entre ces murs : “On se fait des amis et finalement, le temps passe vite dans ce centre de formation. Mais c’est vrai qu’en vieillissant, on aspire tous à avoir notre appartement et notre indépendance”, reprend Nolan Mbemba.

Et à l’image de son envie de ne pas brûler les étapes sportives, Divock a attendu le bon moment pour s’émanciper du centre de formation. “C’était aussi notre travail de lui faire comprendre qu’une fois qu’il quitte le centre de formation, il faut absolument garder une hygiène de vie et une concentration optimales. C’était notre rôle de l’amener vers cette autonomie tout en le responsabilisant”, explique Rachid Chihab.


”Un gars attachant qui aimait le cinéma et… kfc”

À 21 ans à peine, Divock Origi est surtout connu pour ses dribbles et ses buts. Mais quel genre d’homme est-il ?
Tous les (ex-) Lillois qui ont accepté de nous évoquer le passage de Divock Origi à Luchin semblent d’accord au moment de parler de l’homme. Respectueux, calme, bien éduqué, travailleur docile, bon camarade et leader naturel, l’ancien Dogue a charmé tous ceux qu’il a côtoyés à Luchin.

Fernando Da Cruz se souvient de ses premiers échanges avec l’adolescent de 15 ans qu’il était encore à l’époque : “Il donnait parfois l’impression d’être trop sûr de lui mais ça, c’est quand vous ne le connaissez pas encore assez. Car ensuite, on se rend compte que c’est une forme de timidité. Il s’ouvre plus facilement aux autres avec le temps et son vrai naturel prend le dessus : quelqu’un de joyeux qui, sans être un grand parleur, amenait de la présence dans le vestiaire. C’est un gamin qu’on avait plaisir à entraîner et à côtoyer au quotidien.”


En compétition, Divock est de ceux qui détestent perdre et un leader naturel qui était reconnu pour son talent en U19 comme en CFA. “Il y avait les joueurs et puis il y avait Divock. Tout le groupe reconnaissait son talent. Quand ça se passait mal sur le terrain, il haranguait ses équipiers mais pour le reste, c’était un leader discret”, note Da Cruz. Rachid Chihab, lui, se souvient d’un “leader technique plus que de quelqu’un qui aboyait. Quand il lui arrivait de prendre la parole dans le vestiaire, c’était toujours juste.”


Quant à ce qu’il se passait en dehors du terrain, il faut se tourner vers Nolan Mbemba, l’un de ses meilleurs amis au centre de formation, pour obtenir l’une ou l’autre anecdote. Et encore, elles se font rares tant le garçon était discipliné et sérieux. “Dès qu’on avait du temps libre, on sortait dans le centre de Lille. On allait souvent au cinéma et on craquait parfois pour un KFC mais ça, je ne sais pas s’il faut en être fier”, nous lâche l’ancien Mouscronnois dans un sourire. “Le vrai Divock ? Il est comme vous le percevez, vous, journalistes. Il est réservé et timide, il ne s’ouvre que quand il apprend à connaître les gens. C’est quelqu’un de calme et posé.” Et celui qui évolue toujours à Lille d’ajouter : “On jouait pas mal à la Playstation et je pense bien que j’étais plus fort que lui mais ça, il ne vous le confirmera sans doute pas.” (rires)

À l’époque, les deux hommes étaient proches d’un certain Junior Malanda et quand ils parlaient du futur, Divock ne cachait pas son envie de rejoindre l’Angleterre un jour. “Je crois qu’il a atteint son objectif en jouant à Liverpool. C’est allé vite et c’est la preuve qu’il a toujours été sérieux, même quand il a pris son indépendance et qu’il a quitté Luchin pour être autonome”, plaide celui qui garde des contacts avec son ami malgré la distance qui les sépare.
“Il a atteint son objectif en rejoignant l’Angleterre”



“J’ai été surpris par la qualité de son Mondial”

Le vrai coup d’accélérateur dans la jeune carrière de Divock Origi, c’est la Coupe du Monde 2014 pour laquelle il a été rappelé alors qu’il était encore inconnu du grand public.

Le “buikgevoel” de Marc Wilmots aura permis au Lillois de vivre un véritable rêve au Brésil, inscrivant même, au Maracanã, le but de la qualification pour les huitièmes de finale face à la Russie. “On s’était vu le jour de sa sélection et il était vraiment très heureux”, se souvient Nolan Mbemba qui raconte aussi avoir eu beaucoup de plaisir à suivre les exploits de son ami durant ce Mondial. Anice Badri, lui, était surpris de voir Divock Origi intégrer les 23 Belges pour ce tournoi : “Je savais qu’il avait les qualités pour percer mais là, c’était allé très vite. J’ai été encore plus surpris de voir la qualité de son Mondial, mais j’étais content pour lui, je savais que c’était le fruit de beaucoup de travail.”


Quant à Fernando Da Cruz, il se souvient surtout des mois qui ont précédé la liste des 23. “J’ai rapidement senti qu’il ferait la Coupe du Monde car je passais ma licence pro avec Vital Borkelmans à l’époque. On se voyait aux cours d’entraîneur et à chaque fois qu’il évoquait Divock, Vital avait un sourire en coin qui en disait long sur ce que pensait de lui le staff des Diables. Après, Vital ne me posait pas spécialement de questions sur lui car ils avaient déjà des indications via les coaches des jeunes internationaux belges.”
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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par david le rouche le Jeu 26 Mai - 18:12

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Chaque jour jusqu’au 13 juin, nous vous proposons de découvrir un Diable sous un nouveau regard. Aujourd’hui, les parents de Jean-François Gillet nous révèlent le passé inconnu de leur fils.


Jean-François s’apprête à vivre un merveilleux mois de juin. Tout d’abord parce qu’il devrait y officialiser son prochain transfert vers le Standard, là où il a toujours rêvé d’endosser le statut de numéro un, et grâce à une première convocation pour un grand tournoi international . Un accomplissement pour lui, qui n’a jamais refusé une sélection même lorsque les Diables enchaînaient les défaites, mais surtout une revanche après avoir raté la dernière Coupe du Monde à cause d’une suspension ombrageuse suite à une implication plus que lointaine dans une affaire de matches truqués en Italie.

Cet Euro , il aurait également très bien pu le louper. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant son enfance, le gardien liégeois était doué dans un autre sport : la gymnastique. "Il combinait les entraînements de foot et gym. Cela ne lui laissait pas beaucoup de temps pour ses études" , explique Jean, son papa. "Il partait deux heures les lundi, vendredi et samedi pour suivre les séances de gym. Cela représentait beaucoup d’investissement."



Apparemment, les poutres et anneaux n’avaient pas de secret pour lui. "Il était doué, c’est certain" , enchaîne sa maman, Martine. "Il a été vice-champion de Belgique durant sa jeunesse et je pense même qu’il aurait pu s’emparer de la première place, mais le jury n’était pas très neutre et a soutenu son concurrent. Lorsqu’il a dû choisir entre le football et la gymnastique, un responsable est venu nous trouver pour nous avertir qu’il y avait une chance qu’il soit sélectionné pour les Jeux Olympiques mais bon, il est difficile de faire carrière dans la gym en Belgique…"



Ces bases lui ont, tout de même, permis de progresser en tant que footballeur. "Je suis certaine que c’est grâce à toutes ses heures d’entraînement qu’il a gagné en souplesse" , poursuit Jean. "Il était également très à l’aise avec un vélo. Lorsqu’il était petit, nous avons déjà monté plusieurs fois le Mont Ventoux et il me lâchait facilement. Il ne prenait même pas de bidon aux ravitaillements; c’était une tête brûlée."



Sportif dans l’âme, Jean-François Gillet a rapidement choisi le football, avec une certaine réussite. "On jouait souvent ensemble. La porte de garage servait de but et lui plongeait sur le béton" , sourit Jean.
"Un jour, un de nos voisins a repeint un mur et a vu des traces de sang dessus. Il était certain qu’il appartenait à Jean-François tant il plongeait tout le temps" , rigole Martine.

Le futur Rouche a baigné dans le monde du football dès son plus jeune âge. Tous les week-ends, il suivait les prestations de son papa. "Il est né un jeudi et le dimanche, il était déjà au bord d’un terrain de foot. Je devais même dire aux autres mamans de ne pas trop crier quand il y avait un but pour ne pas qu’elles le réveillent ! Il était devenu notre coqueluche."
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"Une sacrée bande avec Bisconti, Mpenza et Remacle"



S’il n’est pas resté de longues années en bord de Meuse, Jean-François Gillet a eu l’occasion de s’y faire de vrais potes. "Il a connu une année extraordinaire avec Emile (Mpenza), Remacle, Bisconti et Habran" , se souvient Martine. "De temps en temps, ils revenaient tous ensemble chez nous pour manger à midi. Ou alors, ils venaient se reposer mais alors qu’ils étaient censés faire la sieste, on les entendait retourner les lits."



Ce qui lui a parfois valu d’arriver en retard à l’entraînement. "Je me souviens d’un jour où il s’était réveillé bien plus tard que d’habitude. Il était embêté car il savait qu’il allait se faire engueuler, alors il est allé frotter les mains sur la roue de secours de sa voiture. En arrivant à l’entraînement, il a voulu faire croire à son coach qu’il avait crevé sur l’autoroute mais, immédiatement, ses équipiers ont ri de lui : "c’est ça, tu es encore sorti !’ " rigole Jean.


"Il imitait Tomislav Ivic"


Dans un vestiaire, Jean-François Gillet assure l’ambiance. "Lorsqu’il a commencé au Standard, ses équipiers lui demandaient souvent d’imiter leur entraîneur, Tomislav Ivic. Il paraît qu’il le faisait très bien mais il n’était pas tout le temps au courant que son coach était juste derrière lui. Heureusement, il avait beaucoup d’humour" , rigole Jean Gillet. "Jean-François parle quelques mots de croate. Il a aussi un diplôme en anglais et se débrouille en néerlandais. Sans oublier l’italien. Je pense qu’il aurait fait un excellent traducteur."




"Il était perdu en arrivant en Italie"



À vingt ans, Jean-François Gillet a tout plaqué pour tenter la grande aventure en Italie. "Bordeaux nous avait téléphoné, mais la proposition s’est fait attendre trop longtemps. Le même jour, Monza s’est également manifesté. Nous l’avons laissé choisir, à la seule condition qu’il ne revienne pas après deux mois, la queue entre les jambes. Je voulais qu’il assume et fasse au moins une saison complète là-bas" , dit Jean, son papa.

Rapidement, le portier liégeois a accepté la proposition italienne. "Au début, ce n’était pas évident pour lui. Il ne parlait pas un mot d’italien et entendait des gens prononcer son nom sans savoir ce qu’ils disaient. À l’aéroport, il a même tél éphoné à l’un de ses copains en lui disant : ‘Dans quoi me suis-je engagé ?’ " , se souvient sa maman. "Il lui a fallu trois mois pour comprendre la langue et se débrouiller. Heureusement, il était tombé dans une ville assez jeune, où il y avait beaucoup d’universitaires. Je pense que cela a facilité son intégration."


"Difficile de ne pas voir nos petits-enfants"




Après plus de dix années dans la Botte , Jean-François Gillet a retrouvé la Belgique. Un déménagement qui a obligé sa famille à découvrir un nouveau cadre de vie. "Gianluca et Sebastian, ses enfants, regardent souvent par la fenêtre et disent : ‘acqua’ . C’est vrai qu’il pleut tout le temps" , sourit Martine. "Lorsque notre fils évoluait encore en Italie, nous allions lui rendre visite tous les deux ou trois mois. Ce n’était pas simple car nos petits-enfants nous manquaient. Aujourd’hui, c’est bien plus simple, à un point tel qu’ils ont du mal à quitter la maison lorsqu’ils viennent nous rendre visite."



Pour son épouse, Adrianna , un nouveau déménagement vers Liège sera une bonne nouvelle. "Elle ne maîtrise pas le néerlandais. À Liège, elle retrouvera les compagnes des amis de Jean-François et elle pourra faire plus facilement du shopping" , poursuit la maman. "Quand il est revenu en Belgique, on a vraiment eu l’impression qu’il était de retour chez lui. Tous ses amis ont eu ce sentiment. Aujourd’hui, il a retrouvé goût à la nourriture belge. Ce soir (NdlR: interview réalisée le mercredi 18 mai) , il vient manger à la maison et il m’a demandé un lapin-croquettes. C’est difficile d’en trouver en Italie…"



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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par david le rouche le Ven 27 Mai - 18:18

Bienvenido a Vilvorde ! Dans une maison située au bout d’une paisible rue, tout le monde se parle en espagnol. "C’est toujours comme ça chez les Carrasco", sourit Carmen. C’est certainement encore plus le cas depuis la qualification de l’Atlético Madrid pour la finale de la Ligue des Champions face au Real, l’ennemi historique. Samedi soir, toute la famille sera devant la télévision pour soutenir Yannick, qui fait la fierté de toute une ville depuis ses grands débuts professionnels.
Pour l’occasion, Tinin et Julia, l’oncle et la tante, nous accueillent chez eux, en compagnie de Tony et d’Agustin, les cousins, Hugo et Celia, les petits frère et sœur, et Carmen, la maman. "D’habitude, je ne le regarde pas à la télévision car j’ai peur de lui porter malheur. Face à l’Italie, mon fils avait insisté pour que je visionne la rencontre, mais lorsque les Italiens ont ouvert le score, je suis allé dans la cuisine pour suivre le reste du match à la radio. Je ne comprends pas comment ils arrivent à garder leur calme !", avoue Julia.

"Qui te dit que nous sommes calmes ?", sourit Agustin. "Nous sommes tous super excités, mais c’est normal. Cela me fait toujours bizarre de voir mon cousin au top du top, au milieu des meilleurs joueurs du monde comme Lionel Messi, par exemple."
Ce sentiment sera encore plus grand lors du duel face aux Madrilènes. Et, visiblement, ils sont même plus excités que le Diable Rouge lui-même. "Je lui ai téléphoné juste après la qualification pour la finale. Je l’ai félicité et il m’a juste répondu ‘merci’ . C’est quelqu’un qui reste tout le temps humble, voire un petit peu timide", pointe Tony, rapidement rejoint par Carmen. "Il n’aime pas se mettre en avant. Parfois, j’ai l’impression d’être plus heureuse que lui quand il gagne", sourit-elle. "Mais je pense que s’il soulève la Ligue des Champions, il sera euphorique. Gagner ce trophée, ce serait quelque chose d’incroyable, même si disputer la finale est déjà très beau."

Carmen Carrasco se rendra, samedi matin, à Milan en compagnie de son plus jeune fils, Hugo, et de sa belle-fille, Noémie. Mylan, l’autre frère, est déjà aux côtés de la star de la famille et sera rejoint par tous les amis au soir de la rencontre. "Je suis déjà stressé quand je regarde un match de Liga , alors je n’imagine pas ce que je vais ressentir pour une finale de Ligue des Champions", enchaîne Hugo, qui ne peut masquer sa ressemblance avec son grand frère. "Je commence à bien connaître les chants des supporters de l’Atlético, et je suis certain que je vais en reprendre quelques-uns."
Avec, peut-être, la possibilité de rejoindre Yannick sur la pelouse au coup de sifflet final. "Ah! oui, ça, je l’espère bien", dit immédiatement la maman. "Et toucher la Ligue des Champions ? Pfff! je ne sais pas, je ne réalise pas encore trop tout ce qui se passe", reprend Hugo.

Malheureusement, Yannick Carrasco a une chance sur deux de ne pas soulever le plus beau trophée du football européen. Une possibilité que personne ne veut envisager pour le moment. "Nous n’aurons pas trop besoin de lui parler si tel est le cas. Sa copine sera présente et je suis certain qu’elle trouvera les bons mots", explique Carmen. "De toute façon, Yannick n’aime pas trop parler après une défaite. Tous, nous savons qu’il vaut mieux le laisser un petit peu tranquille, même si nous, nous avons envie de discuter avec lui."
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"Il va enchanter le public belge"

Yannick Carrasco devrait débuter l’Euro dans la peau d’un titulaire.
Une fois la finale de la Ligue des Champions terminée, Yannick Carrasco se rendra immédiatement au camp d’entraînement des Diables pour préparer le prochain Euro. Il y a un an, personne ne pouvait encore assurer qu’il aurait bien sa place dans le noyau des vingt-trois mais, aujourd’hui, sa sélection n’a pas suscité le moindre débat tant elle était évidente. "Il avait bien sa place dans cette équipe", dit Carmen. "On espère même qu’il sera titulaire sur le flanc droit. C’est possible car Marc Wilmots a dit que Kevin De Bruyne jouerait dans l’axe et Eden Hazard sur le flanc gauche. Il reste donc une place à prendre", analyse Agustin.

Durant le mois de juin, la famille tentera de se rendre plusieurs fois en France pour suivre ses prestations et le soutenir. "Moi, je pense que ça peut être le tournoi de Yannick", raconte Julia. "Le public belge va être enchanté par ses prestations, je n’ai aucun doute à ce niveau. Pourquoi ? Parce que Yannick ne choisit pas ses matches et se donne tout le temps à fond, quel que soit l’adversaire. Et je suis certaine qu’à la sortie du tournoi, il sera unanimement reconnu par le public."
Si la possibilité de choisir la sélection portugaise avait été évoquée ("il n’en a jamais été question", coupe la maman), Yannick Carrasco ne regrette pas d’avoir opté pour la Belgique, même si cela pourrait compliquer la vie de sa famille. "Une finale entre les Belges et l’Espagne, ce serait horrible", rigole Julia. "Personnellement, je préfère que les Espagnols partent en pleurant car, en face, il y a mon cousin", appuie Tony.
"Et puis, les Espagnols ont déjà tout gagné récemment, ils peuvent laisser un trophée aux Belges, non ?", termine Agustin, avec un grand sourire.

"Le maillot de Zlatan ? Je préfère celui de Yannick"
Lors de la finale de la Ligue des Champions, Yannick Carrasco va retrouver un joueur qu’il affectionne : Cristiano Ronaldo. "Il a davantage été interpellé par Zlatan. Après un match, il n’échange jamais son maillot, sauf lorsqu’on lui demande", dit Carmen. Même ses cousins ne lui demandent pas spécialement de demander la vareuse d’une vedette pour leur collection personnelle. "Pourquoi faire ? Je préfère avoir le maillot de Yannick que celui de Zlatan Ibrahimovic", lance Agustin, applaudi par le reste de la famille.

"On ne parle pas de foot quand il revient"

Avec son emploi du temps, Yannick Carrasco n’a pas souvent l’occasion de revenir en Belgique. Pourtant, il adore les grandes réunions familiales. "Parfois, nous sommes une bonne quarantaine. On voit directement qu’il est dans son élément et qu’il s’amuse bien", dit Julia. Avec un seul mot d’ordre : ne pas parler de football. Ou alors, le moins possible. "Quand il revient à la maison, on déconne avec lui de la même façon qu’avec les autres cousins", confirme Tony. "Lorsqu’il était à Monaco, je lui avais demandé de tout me raconter sur le club et sa vie, mais il m’a rapidement répondu : ‘Tita (NdlR : tatie, en espagnol), quand je reviens ici, je suis Yannick, je suis ton neveu, pas un footballeur’ . Il n’est pas très bavard à ce sujet et je le comprends parfaitement. Sauf quand il bat le Barça, là on lui pose quand même une question ou deux", sourit Julia.
Le Diable n’aime pas trop se mettre en avant. "On lui demande des nouvelles de sa famille, par exemple. Et si un reportage lui est consacré, il n’est pas du genre à demander qu’on allume la télévision. C’est quelqu’un de bien", dit Tinin.

"Il fera un super papa"

Le Madrilène est très protecteur avec sa famille et espère avoir des enfants.
Yannick Carrasco a toujours placé sa famille sur un piédestal. Pour ses deux petits frères et sa petite sœur, il incarne cette figure paternelle qui a toujours manqué dans le foyer.
"Il nous protège comme s’il était notre père. Il nous demande tout le temps comment ça se passe à l’école, au foot et dans notre vie de tous les jours", confirme Hugo. "Au début, l’éloignement n’était pas simple à gérer mais, à force, on s’y habitue. À l’école, on vient souvent me demander de ses nouvelles, mais je sais faire la différence entre ceux qui sont uniquement intéressés par mon nom de famille et mes vrais amis."
"Lorsqu’il jouait à Monaco, il allait directement les rechercher à Monaco dès qu’il était de retour en Belgique. Il adore passer du temps avec eux", corrobore Julia.
Il ne s’agit pas d’autorité déplacée mais simplement de bienveillance. "Mais quand on joue à un jeu de société, j’adore le chambrer quand il perd car il ne supporte pas ça. Je lui donne des gages, et pas toujours les plus sympas", reprend son petit frère.
Depuis plusieurs mois, Yannick Carrasco file le parfait amour avec Noémie Happart. "Une fille bien, j’espère que tout ira bien pour eux", dit Carmen.

"Je ne sais pas quand, mais Yannick a toujours voulu devenir papa. Et je ne pense pas qu’il faudra encore attendre dix ans avant d’accueillir un petit nouveau dans la famille. Ce sera un super papa, c’est quelque chose qu’il a en lui. Je pense que ce sera un papa cool et strict à la fois. Il a beaucoup de principes, notamment sur la politesse."
"Selon moi, il adoptera le même comportement que sa maman, qui a élevé ses enfants toute seule. Elle savait être décontractée, mais ses enfants savaient très bien qu’ils ne pouvaient pas répondre aux plus âgés", confirme Julia.

"Il peut devenir l’un des meilleurs joueurs du monde"


En moins d’une année, Yannick Carrasco est déjà parvenu à s’imposer comme l’un des pions majeurs de l’Atlético, à un point tel que les supporters l’apprécient énormément. "Quand j’entre dans un magasin de sport, je vois son maillot en premier. Les fans l’aiment bien car il s’est rapidement intégré, a du charisme et est humble", explique Carmen, pleine de fierté. "Mais aussi parce que c’est un super joueur de foot", ajoute immédiatement Agustin.
"En fait, c’est impossible de ne pas aimer Yannick. Il ne prendra jamais la grosse tête, sinon il l’aurait déjà fait au vu de sa réussite actuelle", confirme Julia.

La famille est certaine que le Diable réussira une grande carrière. "Je pensais qu’il n’allait pas beaucoup jouer cette saison, mais il a bien bossé. Par contre, j’ai toujours été convaincu de sa réussite", poursuit Agustin.
Selon eux, il pourrait, un jour, tutoyer les meilleurs joueurs du monde. "Je ne vais pas dire que c’est déjà le cas car il manque d’expérience mais, plus tard, il peut intégrer cette classe des meilleurs", enchaîne la maman.
"Et puis, n’oubliez pas qu’il a déjà fait tomber Messi cette saison", termine Julia.
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Re: 1 jour, 1 Diable

Message par david le rouche le Ven 3 Juin - 17:21


1 jour, 2 Diables: les Lukaku gagnants



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Chaque jour jusqu’au 13 juin, nous vous proposons de découvrir un Diable sous un nouveau regard. Aujourd’hui, deux Diables pour le prix d'un avec les frères Lukaku.

Il existe des endroits moins passionnés et des contextes moins enfiévrés que Sclessin un jour de test-match pour naître au football professionnel. Surtout en mauve.
24 mai 2009. Le Standard mène 1-0 quand Ariël Jacobs rappelle Victor Bernardez sur le banc pour lancer un gamin de seize ans et onze jours au corps d’adulte dans l’enfer rouche. Sept ans après, l’ancien entraîneur anderlechtois se souvient "ne pas avoir hésité" au moment d’effectuer ce changement.

Mais avant ce coup de coaching, le Diegemois avait d’abord incorporé l’attaquant dans son effectif. "Il jouait régulièrement en réserve et j’assistais à 99 % des matches de l’équipe B. Sur base de ce que je voyais lors de ces rencontres et même si c’est facile à dire par après, on devinait son potentiel", explique le technicien. "Après, qu’on le veuille ou non, passer dans le noyau A d’un club comme Anderlecht est une source de pression. Une action peut faire basculer un jugement. Il faut tenir compte de toutes ces données."

Mais l’impression de facilité et la puissance émanant de l’adolescent ont rapidement convaincu le technicien. "Romelu n’avait pas encore seize ans, mais il avait déjà une constitution physique qui se rapproche de celle qui est la sienne actuellement", reprend Ariël Jacobs. "Mais il fallait aller au-delà et ne pas le juger uniquement sur son physique mais sur d’autres paramètres qui font qu’avec sa constitution, il n’est pas qu’une armoire à glace mais bien un joueur de foot. C’est le lot de tous les jeunes qui sont au-dessus physiquement. Il faut savoir se projeter, savoir si, à maturité physique égale, le potentiel technico-tactique est suffisamment élevé. Ce qui était le cas. Et Romelu avait déjà cette qualité de marquer facilement. Ses performances ont facilité son intégration dans le vestiaire. Il ne s’est jamais fait remarquer, s’intégrant avec beaucoup de simplicité et le groupe l’a très bien accueilli. Quand un jeune intègre le noyau, souvent les plus chevronnés veulent le chambrer. Pas avec lui qui a été très naturel."

Avant donc ce 24 mai qui l’a fait basculer dans un autre monde alors que beaucoup auraient pu se brûler les ailes dans un Sclessin incandescent. Parce que le joueur était déjà d’une maturité étonnante. Parce que son entraîneur avait aussi trouvé les mots justes. "Je n’ai pas eu peur de la pression dans le sens où elle ne reposait pas sur ses épaules. Je voulais être sûr que les médias ou les supporters n’allaient pas lui reprocher quelque chose. Je ne voulais pas que ma décision de le lancer se retourne contre lui. C’est le discours que je lui ai tenu. Dans un match où l’on devait marquer après le 1-1 de l’aller, tout pouvait arriver. Mais le plus important dans cette histoire reste que c’est moi qui ai pris la décision de le faire entrer au jeu. Je lui ai dit : Si les choses tournent bien, c’est ton mérite; si cela foire, c’est de ma faute. De cette façon, je lui ai retiré la pression même si je dois dire que je n’ai pas eu l’impression qu’il était sous pression", se remémore l’ancien coach du Sporting.

Et Ariël Jacobs d’enchaîner : "Mais d’un autre côté, et je ne lui ai pas dit, quelle que soit la situation, s’il devait rater quelque chose, il y avait toujours l’excuse du contexte. Il avait tout à gagner. Il n’a pas touché trente-six ballons, mais a eu deux actions où tout le monde s’est dit que c’était prometteur à son âge, surtout que nous étions menés. S’il était capable de le faire là, alors…"

La belle histoire pouvait commencer.

"Il gagnait tous les quiz"
Romelu Lukaku n’est pas qu’un joueur professionnel, il est aussi un fin connaisseur de l’histoire et de l’actualité du jeu. "Je pense qu’il affiche toujours cette même avidité mais dès ses débuts, on sentait sa passion. Souvent, un jeune est un amateur de football jusqu’à ce qu’il signe son premier contrat et, dès lors, cela devient juste pour lui un travail. Pas avec Romelu pour qui il s’agit d’une passion", explique Ariël Jacobs avant de convoquer l’exemple des quiz qui égayaient les longues soirées d’hiver lors des stages. "Avec sa connaissance des stats et de l’histoire du football, il gagnait toujours avec son équipe."


Partir pour grandir ?
La dimension prise par Romelu Lukaku ne surprend pas son premier entraîneur en pro. "Parce qu’il est à Everton dans une bonne équipe et dans un club qui lui permet de s’épanouir davantage, mais la question est de savoir si le moment est venu de faire un pas en avant", souligne Ariël Jacobs. "À Everton, on lui permet d’avoir des passages à vide qui sont pardonnés parce qu’il est décisif et que le jeu est axé sur lui. Peut-il autant s’épanouir quand il n’est pas l’option prioritaire dans une équipe qui a plus de talent comme en sélection ? Son rendement différent chez les Diables s’explique aussi par le fait qu’il y a De Bruyne, Hazard, Mertens ou Carrasco qui veulent avoir le ballon avant qu’il n’arrive en zone décisive."


"Jordan a besoin de se sentir mis en valeur"

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"Si j’avais percé à Anderlecht, j’aurais sans doute été plus tôt international. Car j’aurais eu plus de crédit."
On sent un certain fatalisme mais aussi une pointe de déception dans le discours de Jordan Lukaku, tenu la semaine dernière avec les Diables.

Lui, pur produit de Neerpede, aurait rêvé éclore dans son club formateur. Mais le destin en a décidé autrement.
Sa première saison en équipe fanion du Sporting fut assez commune pour un joueur de 17 ans : il compta six apparitions, sous Ariël Jacobs. Mais lors de l’été 2012, tout s’est compliqué avec l’arrivée de John van den Brom. Entre les deux hommes, le courant ne passait pas. Et Jordan dut se contenter en un an de seulement trois apparitions, pour un maigre total de trente minutes de jeu…

À 19 ans, il fut alors prêté à Ostende, où il finit par être transféré définitivement. "Marc Coucke venait d’arriver et Jordan a fait partie de la première vague de transferts, avec Berrier et Canesin", raconte son entraîneur de l’époque, Frederik Vanderbist, qui venait d’être promu en D1. "C’était le plus jeune des trois et aussi celui qui avait, de loin, le moins joué. C’était donc un vrai pari. Mais Marc Coucke aime les paris…"


Celui-là n’était pourtant pas gagné d’avance. "Jordan était passé d’Anderlecht dans un club où ce n’était pas vraiment le grand luxe… Lors de son premier match, face à Waasland-Beveren, il n’avait pas été bon du tout. Tout le monde s’est posé des questions. Mais pas moi. Je savais ce dont il était capable. Finalement, il n’a fallu qu’un mois pour qu’il trouve ses marques. Pour un jeune, ce n’est pas si long…"


Dans ce laps de temps, Vanderbiest a dû corriger certaines choses. "Le premier point à améliorer a été sa discipline. Ce n’était rien de grave, mais il avait des retards, ce qui lui a valu quelques amendes… Il a vite compris. Sur le terrain, on a beaucoup travaillé sur sa position défensive. Mais je ne voulais pas non plus me priver de ses qualités de débordement et de dribble. J’ai compris que je ne devais pas l’approcher comme les autres joueurs. Nous avons beaucoup parlé ensemble et je me suis efforcé de mettre l’accent sur le positif."


Ce qui le changeait considérablement de sa dernière saison à Anderlecht avec John van den Brom. "Je ne peux pas juger ce qui s’est passé avec Jordan à Neerpede. Être le frère de Romelu n’a pas dû faciliter sa tâche. Mais c’est clair que les ego sont importants là-bas : tout le monde pense qu’il peut jouer. À Ostende, Jordan a trouvé un esprit de famille. Il s’est senti mis en valeur. C’est ce qui lui a permis de grandir."


Au point de lancer pour de bon sa carrière en Pro League. Lors de la défunte saison, avec Yves Vanderhaeghe, Lukaku a encore franchi un nouveau cap, qui lui a permis de devenir international.

Aujourd’hui, Jordan semble prêt pour quitter Ostende et entamer une nouvelle aventure. De quoi donner des espoirs… ou encore plus de regrets à Anderlecht ? "Jordan n’était peut-être simplement pas prêt à l’époque pour réussir au Sporting. Quand on voit où il en est à 21 ans, on peut se dire que ses choix étaient les bons. Et maintenant, il n’aurait pas intérêt à retourner à Anderlecht. Car sa progression y serait limitée. Il n’y a pas tant de différences que cela entre Ostende et le Sporting… Pour moi, c’est clair : Jordan est fait pour l’Angleterre. Et cette fois, il est bel et bien prêt."


"Un vrai back moderne, que la Belgique cherche depuis très longtemps"
Durant sa formation, Jordan Lukaku a évolué à plusieurs postes. Même à celui de… défenseur central. Mais avant même de devenir pro, il s’était déjà installé à celle deback gauche.

"À son arrivée, j’ai pourtant songé à l’aligner un cran plus haut", reconnaît Fred Vanderbiest. "Il nous manquait quelqu’un à cette position et il avait aussi les qualités pour jouer là. J’en ai parlé avec Jordan, mais il m’a expliqué qu’il préférait venir de plus loin. Je l’ai écouté et j’ai bien fait ! Au fil des semaines et des mois, il a énormément évolué à cette place. Et sa marge de progression est encore énorme."


Le nouveau coach de l’Antwerp ne s’en cache pas : il est fan de Jordan. "C’est un back gauche très moderne : il a la vitesse, la force physique et aussi ce petit grain de folie. Cela fait très longtemps que la Belgique se cherche un vrai back gauche. Peut-être que les Diables l’ont trouvé, pour de nombreuses années à venir…"

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