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Belgique-Italie au printemps 72: les souvenirs de Christian Piot

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david le rouche
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Belgique-Italie au printemps 72: les souvenirs de Christian Piot

Message par david le rouche le Jeu 12 Nov - 20:20


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En 1972, la Belgique élimina la Squadra dans le cadre des quarts de finale de l’ Euro . Christian Piot raconte.
Cette année-là, l’organisation de la phase finale de l’ Euro ne réunissant que quatre équipes avait été confiée à la Belgique, ce qui ne lui conférait toutefois pas le droit d’accéder directement au dernier carré .
Qu’à cela ne tienne, nos compatriotes parvinrent d’abord à déblayer le terrain en terminant en tête du Groupe 5, devançant le Portugal, l’Ecosse et le Danemark. Le sort leur réserva ensuite un morceau de choix : l’Italie. Vice-championne du monde, la Squadra drivée par Ferruccio Valcareggi s’érigeait en favori incontestable pour cette double confrontation mais en ce temps-là, impossible n’était pas Goethals, lui que Piot considérait plus comme un technicien qu’un entraîneur. Quand Raimundo en avait terminé avec sa théorie débitée en flamand, il tenait toujours à peu près le même discours envers son gardien : "Christian, on ne prend pas de goals, hein ?"



Le match aller eut lieu à San Siro. "C’était un dimanche après-midi", se rappelle Christian. "Georges Heylens, mon compagnon de chambrée, trépignait au fur et à mesure que l’heure du départ au stade approchait alors que moi, je tuais paisiblement le temps en faisant quelques réussites sur mon lit…"



Pendant toute la rencontre ou presque, la Belgique sera contrainte à faire le gros dos : "D’entrée de jeu, j’avais eu à négocier deux ou trois ballons chauds, ce qui était bon pour la confiance. Au final, on s’en était sorti avec un nul blanc et même en jouant deux heures de plus, les Italiens n’auraient jamais pu trouver la faille tellement les consignes avaient été respectées à la lettre. Je me remémore aussi fort bien que Domenghini s’était fait copieusement siffler par le public chaque fois qu’il touchait la balle. Autre souvenir, Paul Van Himst avait repris directement l’avion après le match car une de ses filles faisait sa communion ce jour-là…"



Si tous les espoirs de qualification restaient permis, encore fallait-il pouvoir achever la besogne quinze jours plus tard. L’Union belge opta pour le Parc Astrid. "Là ou à Sclessin, c’était un bon choix à mes yeux car, même avec le Standard, j’aimais bien jouer à Anderlecht. Ce soir-là, nous sommes montés sur le terrain avec le même état d’esprit et la même organisation."
Qui plus est, Wilfried Van Moer ouvrit le score de la tête après vingt minutes de jeu avant que le gentil Romeo Benetti ne lui brise le péroné: "Ce 1-0, c’était déjà un grand pas", souligne Christian. "Si une des forces de l’Italie était déjà de conserver un résultat, nous n’étions pas non plus mauvais dans ce domaine."
Et quand Van Himst doubla la marque, l’affaire était quasiment dans la poche : "L’Italie a ensuite hérité d’un penalty. Je savais que Gigi Riva allait le tirer en force à ma gauche mais le temps que je m’élance, le ballon était déjà au fond. Imparable. Les dernières minutes furent épiques mais tout fut bien qui finit bien" , se réjouit encore aujourd’hui celui qui décrocha le Soulier d’or en…1972 et dont les démêlés avec Boninsegna lui valurent un carton jaune : "Il était assez agressif, dois-je reconnaître. Sur un ballon en profondeur, il était venu me bousculer et j’avais répliqué en lui donnant un petit coup de poing dans les côtes. L’arbitre l’avait vu. On hérita chacun d’un avertissement mais j’aurais pu écoper de plus…"



Un but inscrit dans la Ville Eternelle !

Durant sa brillante carrière, Christian Piot aura croisé trois fois la route de la  Squadra . La dernière fois, ce fut en 1977, l’occasion de rencontrer Dino Zoff au  Stadio Olimpico . Mais ce n’est pas le mythique gardien de la  Juve  qu’il eut à défier en fin de match, lorsqu’il dut transformer un coup de réparation. Luigi Castellini, alors dernier rempart de Torino, ne put rien sur l’envoi précis de Christian, grand spécialiste en la matière :  "J’étais le tireur attitré au Standard. Je n’ai jamais tiré un penalty en force. Après trois ou quatre pas d’élan et me trouvant sur mon pied d’appui, j’observais mon vis-à-vis pour savoir de quel côté il allait plonger. En Coupe d’été, face à Malmö, j’en ai transformé trois en un match. Pour tout vous dire, je ne me mettais jamais la pression sur ce coup-là."



S’il avoue sans forfanterie n’avoir jamais raté un penalty de sa vie (environ une trentaine), Christian Piot a pris autant de plaisir à arrêter ceux des autres, notamment un de Rensenbrink en Coupe de Belgique :  "Grâce aux images télé, je savais à quoi m’en tenir. Selon la position prise par Robby au moment de s’élancer, je pouvais deviner dans quel coin il allait tirer."



Les Belgique-Italie disputés par Christian Piot

29 avril 1972   Italie - Belgique 0-0   Milan - Qualifications Euro
Italie :  Albertosi, Burgnich, Fachetti, Bedin, Rosato, Cera, Domenghini (46e Causio), Mazzola, Anastasi, Picchio, Riva.
Belgique :  Piot, Heylens, Thissen, Vandendaele, Martens (53e Dolmans), J. Verheyen, Dockx, Van Moer, Semmeling, Van Himst, Lambert.
Arbitre:  M. Nikolov (Bulgarie).
Avertissement:  Van Moer.
13 mai 1972   Belgique-Italie 2-1   Anderlecht - Qualifications Euro
Belgique:  Piot, Heylens, Thissen, Vandendaele, Dolmans, J. Verheyen, Dockx, Van Moer (46e Polleunis), Semmeling, Van Himst, Lambert.
Italie:  Albertosi, Burgnich, Facchetti, Bertini (46e Capello), Siponi, Cera, Mazzola, Benetti, Boninsegna, Picchio, Riva.
Arbitre:  M. Schiller (Autriche).
Avertissements:  Piot, Boninsegna.
Les buts:  23e Van Moer (1-0), 71e Van Himst (2-0), 86e Riva sur pen. (2-1).
26 janvier 1977   Italie-Belgique 2-1   Rome - Amical
Italie :  Zoff (46e Castellini), Cuccureddu, Mozzini, Scirea, Tardelli, Zaccarelli, Pecci, Antognoni (64e Benetti), Causio, Graziani, Pulici (58e Sala).
Belgique :  Piot, Gerets, Broos, Vandendaele (46e Meeuws), Renquin, Vander Elst, Coeck, Courant (60e R. Verheyen), Cools, Wellens, Beheydt.
Arbitre :  M. Linemayr (Autriche).
Les buts :  24e Graziani (1-0), 83e Piot sur pen. (1-1), 90e Meeuws csc (2-1).

(Source DH)


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